Je t’écris depuis Westdorpe aux Pays Bas, à la frontière belge près de Gand. Je passe 8 jours chez ma best friend.
On s’est rencontrées en Australie en novembre 2010, voyagé ensemble pendant 8 mois et on ne se quitte (presque) plus depuis !
Entre deux balades à Gand (magnifique, au passage), mes enfants découvrent les joies des frites belges, du vélo, et moi… moi je déconnecte.
Vraiment.
Pas de « je regarde mes mails vite fait », pas de « je gère juste cette urgence », pas de « bon ok, un petit tour sur LinkedIn ».
RIEN.
Et devine quoi ? Le monde n’a pas cessé de tourner.
L'addiction à l'urgence
Avant de partir, j’ai eu droit au festival habituel :
« Tu pars 15 jours ? Mais comment tu vas faire pour… » « Et si il y a une urgence ? » « Tes clients vont pas apprécier… »
Ma réponse : Si mon business ne peut pas tenir 15 jours sans moi, j’ai échoué en tant que chef d’entreprise.
Point barre.
On a cette manie de s’auto-convaincre qu’on est indispensable. Que tout va s’effondrer si on n’est pas là.
La vérité ? C’est notre ego qui parle, pas la réalité.
Ce que j'ai mis en place avant de partir
Parce que non, je ne suis pas inconsciente. Je ne pars pas en laissant tout en vrac.
1. Brief complet aux équipes : Mes collaborateurs (les équipes de mes clients) savent exactement quoi faire pendant mon absence. Qui contacte qui, quand, pour quoi.
2. Réponse automatique assumée « Je suis en congés du X au Y. Je ne consulte pas mes mails. Vraie urgence ? Contactez… »
3. Projets clients en pause: Mes clients étaient prévenus depuis 1 mois. Aucun délai critique pendant cette période.
4. Planning de reprise prêt : Pour ne pas revenir dans le chaos. Priorités définies, premiers RDV et lancements de projets calés.
J’arrête le business 15 jours, voilà ce que ça m'apporte
Jour 3 : J’arrête de penser boulot toutes les 5 minutes.
Jour 5 : Mon cerveau se détend vraiment. Les idées viennent naturellement, sans forcer.
Jour 7 : Je retrouve l’envie. L’envie de créer, d’innover, de challenger.
Jour 14 : J’ai hâte de rentrer. Pas par obligation, par plaisir.
Ça, ça n’a pas de prix.
Quand tu es H24 dans ton business, tu perds cette distance nécessaire pour le voir clairement.
Tu gères l’urgent au lieu de penser important.
Tu éteins les feux au lieu de construire l’avenir.
Les excuses que tu te donnes
« Mes clients ont besoin de moi » Tes clients ont besoin de résultats, pas de ta présence permanente. Nuance.
« Je ne peux pas me le permettre financièrement » 15 jours de congés, c’est un investissement dans ta performance future. Pas un coût.
« Mon business est trop fragile » Justement ! C’est le signal qu’il faut le solidifier, pas que tu ne peux pas partir.
« J’ai trop de retard » Le retard, tu le rattrapes en bossant mieux, pas en bossant plus.
Le vrai coût de ne jamais déconnecter
Tu perds en créativité Un cerveau fatigué ne produit que de la routine. Pas de l’innovation.
Tu perds en efficacité La fatigue mental = mauvaises décisions = perte de temps = encore plus de fatigue.
Tu perds en plaisir Si tu ne kiffes plus ton business, tes clients vont le sentir. Et partir.
Tu perds en santé Burn-out, anyone ?
Mon challenge pour toi
Cette année, programme 10 à 15 jours de vraie déconnexion.
Pas un long week-end avec le laptop « au cas où ».
10. JOURS. COMPLETS.
Et si tu me dis « impossible », alors ton vrai problème n’est pas le temps ou l’argent.
C’est que tu n’as pas construit un business, tu t’es créé une prison dorée.
Pour ça:
- Regarde ton agenda : où peux-tu caser 10 jours dans les 6 prochains mois ?
- Identifie tes peurs : qu’est-ce qui t’empêche vraiment de partir ?
- Mets des systèmes en place : comment ton business peut-il tourner sans toi ?
- Réserve : oui, maintenant. Pas « quand j’aurais le temps ».
Si tu ne peux pas partir 10 jours, tu n’as pas créé un business viable.
Tu as créé un job avec des horaires impossibles et un patron tyran (toi).
Et ça, ce n’est pas de l’entrepreneuriat.
C’est de l’auto-exploitation.
Moi, je retourne profiter de mes enfants et de leurs découvertes belges. Et toi ?
Tu continues à t’auto-convaincre que tu es indispensable ou tu commences à construire la liberté que tu mérites ?
