Bibliothèque de ressources
“Attirer l’attention, créer la connexion, et guider la personne jusqu’à ton univers : voilà ce qu’est vraiment l’acquisition.”
1. Qu’est-ce qu’un parcours d’acquisition ?
C’est tout ce qui permet à une personne qui ne te connaît pas :
- de te découvrir,
- de comprendre ce que tu fais,
- d’avoir envie de rester dans ton univers,
- puis d’entrer dans ton système (newsletter, call, offre gratuite, contact…).
→ L’acquisition, ce n’est pas “poster sur Instagram”.
→ Ce n’est pas non plus “lancer des ads”.
→ Ce n’est même pas “faire de la visibilité”.
C’est amener naturellement une inconnue jusqu’à ta porte d’entrée.
Et il existe beaucoup plus de manières de le faire que ce que les entrepreneurs croient.
2. Les 10 manières de faire de l’acquisition (toutes valides, aucune obligatoire)
Voici un guide complet.
1. Le bouche-à-oreille (le plus sous-estimé)
Le bouche-à-oreille, c’est :
- une ancienne collègue qui pense à toi,
- un cliente satisfaite qui te recommande,
- un partenaire qui te cite dans une conversation,
- quelqu’un qui parle de toi “spontanément”.
Mais il faut être honnête : le bouche-à-oreille ne tombe pas du ciel.
Il n’arrive que dans deux cas :
Ton entreprise est le prolongement naturel de ton expérience pro passée.
→ Tu as déjà un réseau, déjà des gens qui savent ce que tu sais faire.
Tu as déjà accompagné des clientes et elles peuvent témoigner.
→ Tu as de la matière, de la preuve, de la crédibilité.
En début d’activité, il ne faut pas compter dessus.
Ce serait comme attendre une récolte… sans avoir encore planté quoi que ce soit.
Et oui :
Le bouche-à-oreille fonctionne uniquement si ta livraison est impeccable, ton expérience client fluide, et ton suivi humain et carré.
(Et là, tu crées déjà un pont naturel vers le delivery.)
2. Les réseaux sociaux (le plus courant)
Instagram, LinkedIn, TikTok, Facebook… ce sont des outils de découverte.
Ils servent à :
- te rendre visible,
- montrer qui tu es,
- humaniser ta marque,
- donner envie d’aller plus loin.
Mais attention : les réseaux sociaux sont un levier LONG TERME.
C’est un jardin.
Tu plantes.
Tu arroses.
Tu attends.
L’audience est majoritairement silencieuse.
Tu n’as pas d’info immédiate.
Et surtout : la visibilité ne veut pas dire conversion.
Ne jamais tout miser là-dessus.
Sauf si tu couples ta présence avec une stratégie de prospection.
Les réseaux :
➜ parfaits pour attirer
➜ insuffisants pour convertir
➜ essentiels pour construire la confiance, sur la durée
3. La publicité (Meta, Google, TikTok)
La publicité, c’est un accélérateur.
Quand ton système est solide, elle peut t’amener une vague de prospects qualifiés très rapidement.
Mais si ton parcours n’est pas clair, si ton suivi n’est pas structuré ou si tu ne maîtrises pas les basiques… ça devient dangereux.
Et surtout : il suffit d’un changement d’algorithme pour que tout bascule.
J’ai une cliente qui tournait à 20 000 € de chiffre d’affaires par mois grâce à ses campagnes Meta Ads.
Tout roulait, son tunnel convertissait parfaitement, et ses résultats étaient stables depuis plusieurs mois.
Puis un été, tout s’écroule.
On se dit d’abord :
« Normal, c’est la saison, les ventes baissent. »
Sauf que non.
En enquêtant, on réalise que Meta avait entièrement modifié son algorithme :
– les audiences ne réagissaient plus du tout pareil,
– les coûts d’acquisition s’envolaient,
– et son tunnel, pourtant performant jusque-là, n’était plus du tout adapté au nouveau fonctionnement.
En quelques semaines, elle passe de 20k à 4k par mois.
Exactement : -80 %.
Et parce qu’elle dépendait fortement de la pub,
elle a dû tout reconstruire de zéro :
→ le tunnel,
→ les messages,
→ la segmentation,
→ les points de contact,
→ et même une partie de son acquisition organique.
C’est un exemple parfait de ce qui se passe quand on mise tout sur la publicité sans avoir une base solide, stable, structurée.
4. La prospection MP
Très efficace quand elle est :
- ciblée,
- personnalisée,
- respectueuse,
- orientée avec un objectif clair (call / lien / NL…).
Mais elle demande :
→ organisation
→ scripts
→ structure de suivi
→ discipline
→ état d’esprit (ne pas forcer, ne pas coller, rester humain)
Et oui : c’est chronophage.
Et parfois décourageant quand les retours tardent.
5. La prospection email
Email à froid, relances, séquences, partenariats.
Parfait pour :
- le B2B,
- les offres haut de gamme,
- les collaborations,
- les événements.
Le vrai challenge ?
Appuyer sur “envoyer”.
Parce que ça fait peur.
Tu te mets à nu.
Tu exposes ton offre.
Tu t’exposes au silence.
Mais en B2B, c’est l’un des canaux les plus rentables.
6. La prospection téléphonique
Rare chez les solopreneurs, mais redoutablement efficace pour :
- programmes premium,
- consulting,
- B2B,
- partenariats stratégiques.
Mais elle demande :
→ process,
→ scripts,
→ suivi,
→ gestion émotionnelle.
Et surtout :
c’est souvent terrifiant.
Appeler pour vendre son propre travail active toutes les peurs :
- être rejeté
- avoir l’air ridicule
- ne pas savoir quoi dire
- “forcer”
C’est un levier puissant… mais pas pour tout le monde.
7. Le réseautage (événements, clubs, cercles, coworking)
Le levier le plus humain.
Rien ne remplace une vraie rencontre.
Mais le coût réel n’est pas financier :
→ il est énergétique.
Le réseautage peut être très énergivore, surtout pour les introverties.
Il faut choisir :
- les bons événements
- les bons formats
- les bons interlocuteurs
Et comme toujours :
sans suivi → tu perds 80% du potentiel.
9. Les relations presse (podcasts, interviews, articles, médias)
Parfait pour :
- la crédibilité,
- le branding,
- la réputation,
- l’autorité.
Mais comme les réseaux sociaux :
🎯 c’est du long terme.
Ce sont des graines.
Tu ne vois pas les résultats immédiatement.
Ce n’est pas un tunnel de conversion.
C’est un accélérateur de confiance.
10. Les contenus evergreen (blog, SEO, YouTube)
Le seul type d’acquisition qui travaille même quand tu dors.
Mais demande patience + stratégie + rigueur.
3. La règle d’or : on ne choisit pas ce qui est “le mieux”, mais ce qui est tenable pour l’entrepreneur
→ On ne sélectionne jamais un canal d’acquisition selon la mode.
→ On le choisit selon la personnalité, l’énergie, les forces et les limites.
Exemples :
- Il déteste Instagram → on n’y va pas.
- Elle panique au téléphone → on ne met pas la prospection call en premier.
- Elle adore écrire → la newsletter devient un pilier.
- Elle est à l’aise en vocal → podcasts, stories, réseau pro.
- Il a zéro marge mentale → on commence par un seul canal, jamais plus.
4. Une fois le canal choisi : on construit le début du tunnel
Plus le tunnel est simple, mieux il fonctionne.
On pense souvent qu’il faut en faire des tonnes… alors qu’un tunnel compliqué crée exactement l’inverse de ce qu’on veut :
→ il perd les leads,
→ il te surcharge,
→ il te fait croire que “le problème vient de l’acquisition”.
Alors qu’en réalité, c’est juste trop confus.
Un tunnel d’acquisition, c’est quoi ?
Attention: CE N’EST PAS UNE PAGE DE VENTE comme on le fait croire à trop de monde. La page de vente peut faire partie du tunnel.
Imagine un entonnoir.
En haut, tu as toutes les personnes qui te découvrent.
En bas, celles qui deviennent clientes.
Un tunnel, c’est juste un chemin guidé.
Pas une usine, pas un mécanisme compliqué.
Tu prends une personne qui ne te connaît pas et tu lui montres, étape par étape :
→ qui tu es
→ ce que tu fais
→ à qui tu t’adresses
→ comment tu peux l’aider concrètement
→ et comment avancer vers toi… sans pression
C’est littéralement un processus pour réchauffer la relation.
Ce qu’on peut mettre dans un tunnel pour attirer les prospects:
- un freebie (si ça correspond à ta manière de travailler)
- une série d’emails simples qui racontent ta vision (type newsletter)
- une invitation à un call découverte
- une mini-vidéo
- une micro-formation
- un quiz (quand c’est utile)
- un diagnostic rapide
- un guide
- un template
Tout dépend de l’offre… et de toi.
Le tunnel doit te ressembler, pas te faire violence.
Plus le prospect descend dans le tunnel, plus on dit qu’il se « réchauffe ».
La notion de chaleur : comment un prospect “se réchauffe”
Un prospect en haut du tunnel est froid :
il ne te connaît pas,
il teste,
il observe.
Plus il avance, plus il se réchauffe :
il comprend ce que tu fais,
il s’identifie,
il s’attache,
il commence à se projeter.
Et dans un tunnel, il peut se passer trois choses :
1. Il sort du tunnel
→ ce n’est pas pour lui
→ ce n’est pas le bon moment
→ pas aligné avec ses valeurs / besoins
→ ou il ne se reconnaît pas dans ton message
(Et c’est très bien. Un tunnel sert aussi à filtrer.)
2. Il reste dans le tunnel, mais n’avance pas encore
→ il observe
→ il mûrit
→ il a besoin de temps
→ il garde ton nom dans un coin de sa tête
Un jour, il descendra. Ou pas.
Mais tant qu’il reste dans ton univers, tu continues à le nourrir.
3. Il continue le chemin jusqu’en bas
Et là, il arrive au bout du tunnel : la décision.
Pas encore la fidélisation.
Pas encore la recommandation.
Juste la décision.
5. Le bout du tunnel : la vente (ou pas)
Quand la personne arrive en bas du tunnel, deux chemins s’ouvrent :
1. Si elle achète → elle entre dans le parcours de delivery
Si la personne décide d’acheter, elle quitte le tunnel d’acquisition et entre directement dans la brique n°2 du parcours client : le delivery.
Le delivery, c’est tout simplement le moment où tu vas livrer ta promesse.
C’est là que tu accompagnes, que tu guides, que tu crées l’expérience client.
Je ne le détaille pas ici — ce sera justement l’objet de l’article 2 de cette mini-série.
2. Si elle n’achète pas → ce n’est PAS la fin
C’est le point aveugle de 90% des entrepreneures.
Quand quelqu’une ne signe pas, il peut se passer beaucoup de choses très positives :
- elle reste dans la newsletter
- elle continue à recevoir ton contenu
- elle se réchauffe petit à petit
- elle achètera peut-être plus tard
- elle peut recommander quelqu’un
- elle peut s’offrir une offre plus petite
- elle peut revenir après un changement dans sa vie ou son business
→ Un non-achat n’est jamais un échec.
→ C’est une opportunité… si tu continues à nourrir la relation.
Mais si tu la laisses tomber (sans intention),
si tu ne la nourris pas,
si tu n’as aucun système…
Alors oui :
elle t’oubliera.
Et finira chez la concurrence… celle qui l’aura mieux accompagnée, mieux informée, mieux suivie.
Le “non-achat” ne fait mal que quand il y a un manque de structure.
6. Pourquoi les entrepreneurs ne maîtrisent pas ces notions (+ la peur derrière)
ce ne sont pas des réflexes naturels quand on n’est pas formé au parcours client.
Ils ont :
- peur d’être intrusifs
- peur d’être “commercial”
- peur de perdre des gens
- peur de mal faire
- peur d’être débordés
- peur de se tromper
Et surtout :
Ils n’ont pas le schéma global.
Ils voient des morceaux :
Instagram → email → call → vente
mais ne comprennent pas comment RELIER tout ça.
→ C’est exactement la mission éducative de cette mini-série.
Voici quelques liens pour affiner la notion du parcours client :
https://www.shopify.com/fr/blog/parcours-client
https://bpifrance-creation.fr/moment-de-vie/comment-creer-funnel-ou-tunnel-vente
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